Mercredi 8 Septembre 2010
 
Accès par pays/région :  
 
 
Economiques

PIB par habitant : 658 300 francs CFA

Prévision de croissance du PIB en 2005 : +7,5%

Taux de croissance du PIB en 2004 : +3,6%

Inflation en 2004 : + 1,4%

Dette extérieure en 2005 : 2.545, 7 milliards de francs CFA

Infrastructures

Le Congo dispose de cinq modes de transport : routier, fluvial, ferroviaire, maritime et aérien.

Réseau routier.

Le secteur routier est composé de quelques 17 000 km dont 7 941 km officiellement répertoriés en routes classées. Le réseau principal serait constitué de 5 047 km dont 1 064 km de routes revêtues et 3 883 km de routes en terre. Il n’existe aucune route revêtue reliant Brazzaville à Pointe-Noire. L’ensemble de ce réseau est assez dégradé et peu praticable. Son entretien relève de l’Office congolais de l’entretien routier (OCER).

Réseau fluvial

Le réseau fluvial navigable est développé sur près de 5 000 km. Il comprend les axes fluviaux inter-Etats (RCA et RDC) et celui du Congo-Brazzaville. Le principal port fluvial est Brazzaville qui compte un port à bois et un port public, à coté d’une dizaine de ports secondaires.

Réseau ferroviaire.

Il comporte deux grandes lignes :

  • la ligne Brazzaville - Pointe-Noire (510 kilomètres), véritable artère vitale du Congo.
  • la ligne Mont Belo - Mbinda (285 kilomètres) utilisée jusqu’en 1991 pour évacuer le manganèse de Moanda (Gabon) vers Pointe-Noire.

Le CFCO assure l’essentiel des échanges du Congo (exportations et importations). La ligne Brazzaville-Pointe Noire compte 48 gares. Ses infrastructures et le matériel roulant étaient jusqu’à très récemment  en très mauvais état, les services rendus  médiocres (lenteur, inconfort, insécurité et coût élevé). Mais la remise à niveau du CFCO est en cours. Son coût est estimé à plusieurs dizaines de milliards de F CFA.

Infrastructures maritimes.

Le port de Pointe-Noire est le plus important port en eaux profondes d’Afrique centrale. Il constitue le débouché naturel des productions de l’Afrique centrale qui parviennent à Brazzaville par le fleuve et sont ensuite chargées sur les wagons du Chemin de fer Congo-Océan (CFCO). Le bassin portuaire de Pointe-Noire couvre 84 hectares ; il est situé à 150 km de l’embouchure du fleuve Congo et est divisé en deux entités: les installations portuaires situées en ville et le terminal pétrolier de Djéno. Actuellement le volume du trafic commercial est dominé par le pétrole surtout depuis l’arrêt de l’exportation du manganèse gabonais.

Infrastructures aériennes.

Le Congo possède deux aéroports internationaux (Brazzaville et Pointe-Noire) accessibles aux avions gros porteurs et long-courriers, cinq aéroports nationaux de classe B (Dolisie, Nkayi, Owando, Ouesso, Impfondo) et une douzaine d’aérodromes utilisés par les petits appareils.
Un troisième aéroport international est en cours de construction à Ollombo (Plateaux).

(Sources : Livret économique du Congo, Département de l’économie et des finances de la présidence de la République, www.izf.net (le site financier de la zone franc))

Les Secteurs d'activité

Le secteur agricole :

La principale culture de subsistance est le manioc (production annuelle moyenne de 700 000 T pour la période 1983-1990), suivie par le plantain (production annuelle moyenne de 72 300 T pour la période 1986-1990), puis par le maïs et le riz paddy. Les cultures de rente sont le sucre, le café et le cacao.

Dans le cadre d’un Programme ceinture maraîchère à Brazzaville, financé par le gouvernement congolais et divers bailleurs de fonds, une production maraîchère et un petit élevage périurbains se sont développés autour de la capitale, l’objectif étant de réduire les importations et d’assurer un meilleur approvisionnement.

En 1995, l'agriculture occupait 60 % de la main d’œuvre totale, pour participer au PIB à concurrence de  11 %.
Les produits alimentaires importés sont le riz, la farine de blé, les huiles d'arachide et de palme, la tomate, le haricot, et les viandes rouges et blanches.

Les principales productions vivrières ont progressé suite au développement des ceintures maraîchères autour de Brazzaville et de Pointe-Noire, à la redistribution des semences aux paysans et à l'appui d'AGRICONGO.

Les cultures traditionnelles d'exportation ont légèrement augmenté avec le retour des acheteurs et des exportateurs agréés, bien que les récoltes soient restées négligeables pour le café (430 tonnes) et le cacao (546 tonnes).

Les principales cultures industrielles et d’exportation sont la canne à sucre (Niari), le café et cacao (Sangha, Likouala, Cuvette, Niari, Bouenza et Lékoumou), le palmier à huile (Sangha et Cuvette) et le tabac (Pool, Plateaux et Niari).
Seule la culture de la canne à sucre a conservé une certaine importance.

Le Congo n’est pas un pays d’élevage, en raison des conditions climatiques, de la présence de la mouche tsé-tsé et d’une tradition bien établie de chasse.
Il existe un petit troupeau de bovins (50 000 têtes), d’ovins et de caprins (50 à 100 000 têtes), de porcs et quelques élevages avicoles, pour la plupart villageois.

Dans le secteur halieutique, la pêche industrielle a enregistré un relèvement des prises de poissons et de crevettes, lié principalement à l'accroissement de la flottille de pêche.
Par ailleurs, les activités de la pêche artisanale se sont légèrement redressées, en relation avec la fourniture de nouveaux équipements de pêche par les Pouvoirs publics.

La pêche maritime est opérée par des unités industrielles et artisanales.
La pêche industrielle produit environ 10 000 tonnes de poissons par an, débarqués principalement à Pointe-Noire, qui approvisionnent le port maritime, quelques petites villes le long du CFCO et surtout Brazzaville.
Quelque 1 350 pêcheurs artisanaux, en majorité d’origine étrangère (Ghanéens, Béninois), assurent une production annuelle de l’ordre de 9 000 tonnes.
La pêche continentale, uniquement artisanale, assure une production annuelle d’environ 32000 tonnes de poissons.

Source :
www.izf.net (le site financier de la zone franc)
www.fao.org (organisation de Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture)

 

Le secteur forestier :

Les forêts congolaises représentent la 2ème ressource du pays (2ème poste d’exportation, environ 2% du PIB).
Avec une superficie de 20 millions d’hectares, dont 80% sont commercialement productifs, la politique forestière congolaise favorise d’une part la création d’emploi et de l’autre participe au développement durable.
On estime que son potentiel mobilisable sur pied est de 170 millions de m3 , soit un potentiel d’extraction de 2 millions de m3 par an sans compromettre la capacité de régénération de la forêt.
Le domaine des forêts artificielles représente plus de 73 000 hectares de plantations d’arbres à croissance rapide en savane (pins et eucalyptus), principalement dans la région de Pointe-Noire, et environ 8 000 ha de plantations de limba en forêt dense.
La plantation d’eucalyptus de Pointe-Noire couvre plus de 43 000 ha.

La forêt naturelle est répartie sur deux zones :

- La forêt équatoriale est située au nord du pays. Elle occupe 17 millions d’ha dont 8 millions en zone inondée. Elle renferme quelque 600 essences forestières dont 300 connues et 5 réellement commercialisées tiama, kosipo, sapelli, wenge, afrormosia. L’exploitation dans le nord du pays est pénalisée par l’enclavement. La première transformation y est assurée par un petit nombre d’opérateurs, l’exportation s’effectue principalement via Douala.

- Dans le sud du pays, la forêt naturelle, massif du Chaillu (3,3 millions d’ha) et la forêt du Mayombe (1,2 million d’ha) ont été longtemps exploitées sans véritable aménagement. Les principales essences exploitées sont l’okoumé et le limba. Le nombre d’exploitants forestiers y est assez élevé et la première transformation relativement développée.

La production de grumes (bois tropicaux) est de l’ordre de 200 000 m3 par an. Une partie de la production est transformée en sciages, en placages déroulés et tranchés et en contreplaqués. Les exportations de bois tropicaux (grumes, sciages et placages) sont d’environ 170 000 m3.

La production forestière a connu un accroissement rapide : de 0,6 millions de m3 en 2000 à 1,1 million de m3 en 2002. En 2005, elle est estimée à 2,5 millions de m3.

Source :  www.izf.net (le site financier de la zone franc)

 

Le secteur minier :

La position stratégique qu’occupe le Congo sur l’échiquier africain laisse entrevoir d’énormes potentialités . Placé au cœur d’un bassin minier figurant parmi les plus importants du monde, son sous-sol renferme d’importantes réserves minérales. Mais ces richesses demeurent mal connues et depuis quelques années, les autorités s’emploient à mettre sur pied un fonds documentaire qui permettra d’affiner la carte metallogénique du Congo pour mieux inventorier son potentiel minier. En 2004, les députés ont adopté un projet de loi qui apporte une série d’innovations à la législation minière du Congo. La réforme va dans le sens de l’économie de marché et de la libre-entreprise.

Le pétrole offshore constitue la ressource minérale principale. Les autres ressources sont la potasse, l'or, le fer, le plomb, le cuivre, le zinc et le manganèse. Le Congo exploite aussi le gaz naturel.

Les grands sites de minerais par région :

Bouenza : cuivre, plomb, zinc, géomatériaux (sols et roches).
Cuvette : or, colombotantalite, cassitérite, ilmètre, wolframide, nickel, tungstène, terres rares, cuivre, géomatériaux.
Kouilou : potasses, phosphate, grès bitumineux, or, tourbe, cassitérite, titane, géomatériaux (pierre à bâtir, pierre d’ornement, graphite, argile).
Lekoumou : fer, or, diamant, nickel, cobalt, molybdène, bauxite, géomatériaux.
Likoula : diamant, géomatériaux.
Plateaux : géomatériaux (argile, sable, grès)
Pool : cuivre, plomb, zinc, argent, tourbe, géomatériaux.

 

Le secteur pétrolier :

Le pétrole, dont le raffinage est réalisé à Pointe-Noire depuis 1976, a supplanté la sylviculture comme activité principale de l'économie. Il fournit 90 % des recettes de l'État, et constitue le même pourcentage des exportations.
Au début des années 80, la forte croissance des revenus pétroliers a permis au Congo de financer des projets de développement à grande échelle, avec une croissance annuelle du PNB de 5 %, l'un des taux les plus forts d'Afrique.

Par la suite, la chute des cours du brut a réduit de moitié le P.N.B. La dévaluation de 50 % du franc CFA, le 12 janvier 1994, a provoqué un taux record d'inflation de 61 % la même année.
De façon générale la situation a été aggravée entre 1992 et 1997 par des dettes lourdes gagées par les autorités d'alors sur les ressources pétrolières, dans le but de financer les guerres tribales.

Aujourd'hui des efforts considérables sont entrepris dans le but de permettre au pays de retrouver pleinement la maîtrise de ses revenus pétroliers, afin de financer la reconstruction du pays et la relance de l'économie.

L’activité d’exploration est en expansion depuis 1996. Elle présente trois caractéristiques principales :

  • Elle se concentre de plus en plus en mer profonde.
  • Elle se traduit par l’arrivée de nouveaux opérateurs, d’origines diverses, dont des compagnies nord-américaines, anglo-hollandaise, sud-africaine et autres.
  • Enfin, elle tend à être menée par plusieurs partenaires associés autour d’un opérateur, afin de partager les risques qui sont importants et d’un coût très élevé en haute mer et en mer profonde.

Le groupe pétrolier français TotalFinaELF, par exemple, a découvert ces dernières années la présence d'un nouveau gisement de pétrole sur un champ off-shore situé à 200 km au large de Pointe-Noire.
Le permis d'extraction, opéré par le pétrolier français détenteur de 40 % d'intérêt aux côtés de l'italien Agip (30 %) et de l'américain ExxonMobil qui détient lui aussi 30 %, s'étend au total sur plus 5000 kilomètres carrés, par une profondeur d'eau comprise entre 1500 et 3000 mètres. Les tests effectués sur le puit donnent un débit cumulé de 7000 barils par jour.

Le raffinage est assuré par la Congolaise de raffinerie (Coraf), filiale d’Hydro-Congo, qui exploite la raffinerie de Pointe-Noire.

Source : www.izf.net (le site financier de la zone franc) et www.congo-site.com

 

Le secteur financier :

Le secteur est en cours de restructuration. Cela couvre les banques, les assurances et le système de sécurité sociale.

- S’agissant des banques, le gouvernement poursuit sa politique de désengagement de l’Etat du capital des banques publiques existantes par la mise en vente de ses parts. Les banques sont restructurées pour respecter les règles prudentielles de la Commission bancaire d’Afrique centrale. L’Etat s’est, en outre, engagé à ne pas créer de nouvelles institutions publiques de financement.

- S’agissant des assurances, la stratégie retenue vise à libéraliser le marché. Les procédures pour obtenir l’autorisation d’exercer l’activité d’assureur sont simplifiées. La compagnie d’Assurance et de Réassurance du Congo (ARC) sera restructurée et privatisée. La Congolaise d’assurance et de réassurance (CSAR), agréée par la Commission interafricaine du marché des assurances (CIMA) en février 1996, a été liquidée en avril 1998.

- S’agissant du système de sécurité sociale, qui comprend la Caisse de retraite des fonctionnaires (CREF) et la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), deux organismes jugés insolvables, le gouvernement s’est engagé à en accélérer la réforme, en vue de rétablir le fonctionnement de ces deux organismes

Source : www.izf.net (le site financier de la zone franc)