English version    Vendredi 24 Mai 2013
 
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Geographic data

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Géographie

Le Congo est l’un des huit États de l’Afrique centrale. Situé à cheval sur l’Équateur il s’étend sur plus de 1.500 kilomètres, des rivages du Golfe de Guinée jusqu'à la République centrafricaine. Sa superficie totale est de 342.000 km2. Il a des frontières communes avec le Cameroun, le Centrafrique, l’Angola, la République démocratique du Congo (ex-Zaïre) et le Gabon. Sa situation géographique en fait un lieu de passage obligé entre le nord et le sud de l’Afrique centrale, ce qui lui confère une importance stratégique majeure.

Disposant d’une façade maritime de 170 kilomètres de long, le Congo possède un port en eau profonde, Pointe-Noire, unique en Afrique centrale. Le transit des marchandises vers les autres pays de la région y est d’autant plus facile qu’une voie ferrée longue de cinq cents kilomètres, le chemin de fer Congo-océan, permet l’acheminement du fret jusqu'à Brazzaville, d’où celui-ci peut être expédié par voie fluviale jusqu'à Bangui, capitale de la Centrafrique, et Kisangani en République Démocratique du Congo.

L’une des principales caractéristiques du Congo est en effet d’être placé au cœur du deuxième plus vaste bassin fluvial de la planète : le fleuve Congo et ses affluents.
Sur son seul territoire on ne dénombre pas moins de trente fleuves ou rivières navigables toute l’année : le Kouilou, le Niari, la Bouenza, l’Alima, la Ngoko, la Sangha, la Likouala etc.
Cette richesse hydraulique en fait l’un des pays les plus fertiles du continent africain, avec notamment des forêts luxuriantes où l’on trouve les espèces de bois les plus rares (limba, okoumé, acajou, sapelli, sipo...).
Elle explique aussi pourquoi le Congo est le refuge de nombreuses espèces animales en voie de disparition comme les gorilles.

Climat
Quatre saisons se succèdent au Congo :
  • D’octobre à décembre, la grande saison des pluies :
    pluies fréquentes et température oscillant de 25° à 35°.
  • En janvier et février, petite saison sèche :
    pas de pluies et température oscillant entre 30° et 35°.
  • En mars et avril, petite saison des pluies :
    pluies fréquentes et température oscillant entre 30° et 35°.
  • De mai à septembre, grande saison sèche :
    pas de pluies et température oscillant entre 25° et 30°.

Le domaine équatorial prévaut dans le nord du pays où il occupe les régions administratives de la Sangha et de la Likouala. Il est régi pendant presque toute l’année par les basses pressions intertropicales; c’est pourquoi il est en quasi-permanence chaud et pluvieux.

Le domaine subéquatorial règne au centre du pays dans les régions administratives des Cuvettes et des Plateaux. Ce climat est sous l’influence prépondérante des basses pressions intertropicales d’octobre à mai et des hautes pressions subtropicales australes de juin à septembre.

Le domaine tropical englobe toutes les régions situées dans le sud-ouest du pays, du littoral atlantique à la Léfini. Ce climat est sous le contrôle dominant des basses pressions intertropicales d’octobre à mai, des hautes pressions subtropicales

 

Températures

Les températures moyennes annuelles, comprises entre 23 et 26 °C, sont sensiblement homogènes. Leur répartition spatiale est surtout fonction du relief. Elles sont légèrement plus basses dans les régions hautes (plateaux Batéké, plateau des Cataractes, Sangha occidentale, massif du Chaillu et Mayombe) que dans les régions basses (Cuvette congolaise, dépression du Niari, région côtière). L’amplitude thermique annuelle est faible (de 1,5 à 4,7 °C). Elle est plus accusée dans le sud que dans le nord du pays. 

L’amplitude thermique journalière est également modeste (4 à 5 °C). Les maximums journaliers sont atteints vers 12 heures et les minimums vers 6 heures.

 

Précipitations

Les précipitations se répartissent de façon très inégale, surtout en fonction du relief.

Les régions élevées reçoivent en moyenne annuelle les quantités d’eau les plus abondantes :

  • 2 000 à 2 500 mm à l’ouest des plateaux Batéké et au nord du massif du Chaillu,
  • 1 600 à 1 800 mm dans l’ensemble du Nord-Congo,
  • 1 400 à 1 800 mm dans le massif du Chaillu et le Mayombe.

Par contre, les régions basses sont moins arrosées :

  • 1 000 à 1 400 mm dans la dépression du Niari et la région côtière.
  • Le plateau des Cataractes enregistre de 1 200 à 1 400 mm.

L’année se divise en deux saisons pluviométriques majeures : la saison sèche et la saison des pluies, séparées par des intersaisons.

 

Démographie

Le Congo compte 2,9 millions d'habitants (recensement de 2001). Sa densité est de 8,4 habitants au km2.

  Sa population est jeune : plus de 50 % des habitants ont moins de vingt ans. Le taux d'alphabétisation est l'un des plus élevés d'Afrique : 83 %.
La population congolaise est en augmentation rapide et constante. Malgré un taux de mortalité encore élevé (15 %), le taux de natalité important de 42,2 % permet un accroissement naturel annuel moyen de plus de 2,7 % (2,4 % pour l’ensemble de l’Afrique).
Le Congo est un pays fortement urbanisé puisque 60 % de la population vit dans les villes. Deux grandes cités regroupent à elles seules 55 % de la population totale et 90 % de la population urbaine du pays : Brazzaville, la capitale, avec 950.000 habitants et Pointe-Noire, le grand port du Golfe de Guinée, avec 500.000 habitants.

La quasi-totalité des Congolais sont des Bantous ; les non Bantous, dont les Pygmées, représentent  seulement 3 % de la population. La population bantoue est répartie entre soixante-quatorze ethnies se rattachant à une dizaine de grands groupes dont les plus importants sont les Kongos, les Tékés, Les Mbochis et les Sanghas.

Les Bakongo sont les plus nombreux au Congo et sont implantés dans tout le sud du pays, depuis Brazzaville jusqu’à Pointe-Noire sur la Côte Atlantique. Ce groupe comprend, entre autres les Laris (ou Balari) vivant autour de Brazzaville, Les Vilis ou Bavili autour de Pointe-Noire, les Yombés (Bayombé) dans le massif du Mayombe, ainsi que les Babembé, les Basoundi, les Bakamba et bien entendu les Bakongo.

 Représentant environ 1/5e de la population, le groupe Téké est installé sur les quatre plateaux Batéké (Koukouya, Djambala, Ngo et Mbé) commençant immédiatement au nord de Brazzaville. Ils comprennent une dizaine d’ethnies, dont les Tios, les Baboma, les Bangangoulous, les Tégués, les Batékés-Lalis. Ils descendent également des puissants rois batéké, appelés Makokos, qui régnaient sur tout le bassin supérieur du Congo.  A la fois négociants et agriculteurs, les Batéké continuent à cultiver le tabac et le manioc qui constituaient  déjà, au temps du royaume, leur principal commerce.

Troisième grand groupe ethnique du Congo, les Mbochis rassemblent  une dizaine d’ethnies : Likouaka, Mbochi, Likouba, Kouyou, Makoua, Bonga, Boubangui, Moye, Ngaré et Mboko. Ils sont implantés dans le nord du département des plateaux (Ongoni, Ollombo, Abala), dans les départements de la Cuvette et de la Cuvette Ouest, autour d’Owando, Mbono, Etoumbi, Mbana, Mossaka, Ovo, Makoua et le long de nombreuses rivières poissonnières et navigables telles que la Likouala, le Kouyou, l’Alima et la Sangha. Peuple d’éleveurs (volaille, ovins et caprins) et de pêcheurs en rivières, les Mbochis sont aussi agriculteurs : café, cacao, tabac, riz...

Dans la partie septentrionale du Congo sont implantés trois autres grands groupes ethniques : les Makouas, les Sanghas et les Oubanguiens. Ces derniers étaient spécialisés dans le commerce dans le Pool avec les Bakongo et les Batéké. Les Sanghas comprennent également une bonne dizaine d’ethnies parmi  lesquelles les Bomitabas, les Bonguilis, les Pomos, Les Bangalas … qui, comme les deux autres groupes Makouas et Oubanguiens, vivent dans la grande forêt équatoriale que traversent de nombreux cours d’eau. Leurs principales activités sont l’élevage de porcs et de caprins, la pêche en rivière et l’exploitation du bois.

Plusieurs autres groupes ethniques, établis aux confins occidentaux du Congo, sont d’origine gabonaise : Fangs et Bakota au nord-ouest (prés du parc d’Odzala) , M’Bérés-Ndzabi à l’ouest (autour de Kellé et dans le massif du Chaillu), Echiras à l’estrême-ouest (dans le Kouillou et le Mayombé).

Vivant au Congo, dans les profondes forêts du Nord (régions de la Sangha et de la Likouala) et de l’Ouest (massif du Chaillu), les Pygmées seraient environ 30 000 dans le pays. Ils constituent de petits groupes familiaux réunis dans des campements temporaires de trente à cinquante personnes et s’adonnent essentiellement à la chasse et à la cueillette pour assurer  leur subsistance. Ignorant la hiérarchie et la guerre, les pygmées aiment à se réunir pour danser et chanter. Les Bantous les considèrent en effet comme de remarquables connaisseurs des plantes, capables de miracles.

Religions : les Congolais sont en grande partie animistes. Les catholiques représentent 53,9 % de la population, les protestants 24, 4 %, les musulmans 4%.

Langues : le français est la langue officielle. Les langues nationales sont le lingala et le munukutuba.

Principales villes : Brazzaville (900.000 habitants), Pointe-Noire (500.000 habitants), Dolisie (100.000 habitants), Nkayi (60.000 habitants), Owando, Ouesso, Impfondo, Makoua.